15/02/2013

C comme Carrossiers

L'ABCedaire du CNPA
C comme Carrossiers

 

 

Profil :

Les voitures accidentées constituent le cœur de l’activité des carrossiers réparateurs. Leur rôle consiste à remettre à l’état d’origine les véhicules accidentés conformément au cahier des charges du constructeur. Ainsi les compétences d’un carrossier englobent : la tôlerie, la peinture, mais aussi da façon annexe la mécanique dans son ensemble, l’électricité, et l’électronique.

L’activité de réparation-collision est structurée autour de plusieurs typologies d’intervenants. Elle peut être exercée :
-  soit par des entreprises des réseaux constructeurs, concessionnaires et agents de marques
- soit par des entreprises spécialisées en carrosserie-peinture et indépendantes des réseaux constructeurs. Au sein de ces dernières, estimées à approximativement 3 500 entreprises, environ 2 000 sont groupées dans des réseaux spécialisés. Cette organisation du marché est assez spécifique de la France par rapport au reste de l’Europe.

La réparation collision est actuellement traversée par de nombreuses évolutions. Au niveau technologique, l’arrivée de nouveaux équipements (appareils de séchage, postes à souder, etc.) s’accompagne de nouveaux matériaux à réparer (nouveaux alliages tel l'aluminium et nouveaux aciers) ou de nouveaux produits peintures. On observe aussi, depuis quelques années et actuellement encore, des évolutions de process dans la gestion des sinistres : EAD hier, devis automatisés aujourd’hui et demain, etc.

Les entreprises sont par ailleurs très majoritairement sous contrat commercial avec un ou plusieurs assureurs (sociétés ou mutuelles d’assurance) dans le cadre de contrat de droit privé nommé généralement « convention d’agrément ». Ceux-ci sont des contrats d’apport d’affaires. Ils prévoient notamment qu’en contrepartie d’un volume d’affaires, réputé apporté par l’assureur, ainsi que de la dispense d’avance de règlement de la part du client, le réparateur consent un certain nombre de conditions commerciales préférentielles à l’assureur.
Ici encore des mutations profondes sont en cours quant à l’organisation du marché. En effet, une majorité de ces assureurs organise actuellement, ou envisage de le faire très prochainement, la réduction de la taille de leurs réseaux de réparateurs agréés. L’objectif de ces assureurs est de faire atteindre une taille réputée optimale à leurs réseaux afin de répondre à une demande de réparations en baisse, issue de la baisse de sinistralité constatée depuis 2004. On assiste parallèlement à un développement de la concentration de ces assureurs, sous diverses formes, visant à réaliser de nouvelles économies d'échelles dans la gestion des sinistres. Cette évolution est de nature à perturber un peu plus les équilibres économiques existant entre l'offre et la demande au détriment des offreurs de réparations que sont les réparateurs.     

Enjeux évoqués dans l'ABCédaire :

A comme Assureurs: Non au déséquilibre des relations, oui au véritable dialogue 

C comme COV: Nouvelles obligations pour les réparateurs: stop au ricochet !

F comme Facturation des prestations:  Vers une reconnaissance du droit des entreprises à facturer les prestations de service : le cas exemplaire des véhicules de remplacement

N comme Normalisation:  Pour une normalisation de la réparation-collision

P comme Pièce de réemploi: Pour le développement de la pièce de réemploi

V comme Véhicule Endommagé: Fluidifier la procédure véhicule endommagé

 

 

Chiffres:

Environ 8 000 entreprises exercent l’activité de la réparation - collision (source INSEE) dont environ 3 500 entreprises spécialisées, qui détiennent pour leur part environ 40 % du marché.

Part des différentes charges dans une facture de réparation-collision (SRA - 03/2011):
- 47,3 % Pièces de Rechange
- 42,4 % Main d’ œuvre  
- 10,3 % Peinture

Le poids de l’assurance automobile au 31 décembre 2010 : (données consolidées source FFSA)
- Les cotisations en assurance automobile atteignaient 18,3 milliards d'euros et étaient en hausse de 2,7 %. 

- Le coût global des sinistres automobiles s'élevait à 15,30 milliards d’euros en 2010 (toutes prestations dues aux assurés)

- Si on soustrait les frais de gestion de sinistre, la RC matériel des sinistres corporels, les indemnités versées pour les véhicules en perte totale (suite à un accident ou à un vol, ces derniers ayant cru de + 6 % en 2010), le bris de glace, ce montant revient à 10,65 milliards d'euros, dont 6,65 milliards d'euros pour le poste des indemnités de réparation-collision.

- Le chiffre d’affaires de l’assurance automobile représente 60 % du chiffre d’affaires des assurances dommages souscrites par des particuliers.

- En 2010, l’assurance automobile a indemnisé près de 9 millions de sinistres.

- La concentration des assureurs se poursuit et c'est ainsi que deux Sociétés de Groupements d'Assurances Mutuelles (SGAM), deux assureurs et un groupement de bancassureurs, soit cinq grands opérateurs, détenaient en 2011 environ 80 % de part de marché.

- En 2012, le chiffre d'affaires du secteur de l'assurance automobile devrait augmenter d'environ 3 % (données FFSA 02/2013)