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Pour des ZAPA respectueuses des entreprises et des automobilistes
Le principe des Zones d’Actions Prioritaires pour l’Air (ZAPA) consiste à interdire la circulation des véhicules les plus polluants dans des zones urbaines délimitées, afin de réduire la pollution de proximité (NOx et particules). Ce dispositif peut être mis en place dans les communes ou groupements de communes de plus de 100 000 habitants où la mauvaise qualité de l’air est constatée. Il prend la forme d’expérimentations de 3 ans maximum et renouvelables 18 mois. En ce qui concerne le périmètre des ZAPA, seules les commune décident du type de véhicules concernés et de la zone géographique.
Contexte :
Huit communes ou communauté de communes s'étaient portées volontaires pour lancer des expérimentations dès 2012 : Paris, Plaine Commune, Clermont Communauté, Nice Côte d'Azur, Grenoble Alpes Métropole, le Grand Lyon, Communauté de Pays d'Aix, Communauté urbaine de Bordeaux. Certaines d’entre elles ont procédé à une étude préalable portant à la fois sur des aspects techniques, environnementaux, économiques et sociaux. Conformément au code de l'environnement, les communes candidates devaient également mener une large concertation locale sur leur projet de ZAPA, associant « l’ensemble des parties concernées ». Les communes ou groupements de communes pouvaient adresser leur projet de ZAPA jusqu’au 13 juillet 2012.
Le Plan d’urgence sur la qualité de l'air, dévoilé le 6 février dernier, fait une croix sur ce dispositif, que les collectivités n'ont finalement pas fait aboutir. Delphine Batho, Ministre de l’Environnement, a "acté l'échec des ZAPA", qu’elle juge socialement injustes et écologiquement inefficaces. Le CNPA est soulagé de voir que ce dispositif est abandonné, car les risques qu’il comportait étaient significatifs.
Position :
Le CNPA maitient que la mise en oeuvre de tout dispositif de restriction de circulation doit s’effectuer dans le respect de quelques principes fondamentaux et avec pour seul objectif l’amélioration de la mauvaise qualité de l’air, lorsque celle-ci est avérée.
Argumentaire :
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